2020 : Une année noire se termine !


Mesdames et messieurs,

Jean-François SOYEZ

L’année 2020 s’en va. Qui s’en plaindra ? Pas moi et sans doute pas vous non plus.

Nous ne ferons pas une rétrospective de cette année terrible. Ce n’est pas la peine tout est gravé dans chacune des mémoires.

L’histoire retiendra que le monde a été touché par des crises d’une intensité rare.

Crise sanitaire évidemment avec ce virus nommé Covid-19 qui touche une large partie du monde et qui, en France à l’heure où j’écris ces mots, a fait plus de 60000 morts. Des dizaines de milliers de personnes, dans le pays, sont décédées après avoir contracté la Covid-19 dont on ignore encore beaucoup, si ce n’est (presque) tout ! Certains « sachants » nous affirment que ce virus n’a finalement fait qu’avancer (sic) de 6 mois à 2 ans la fin de vie de ces gens. On a tout entendu à propos de ce virus et je me garde bien de toute interprétation hâtive. Ce que je sais c’est que plusieurs de mes amis ou connaissances à qui j’adressai mes vœux l’an dernier ne sont plus de ce monde aujourd’hui. Je vous demande de penser fortement à ces victimes et à leurs familles car elles sont les grandes oubliées de l’histoire. Pas un jour de deuil national, pas de mot à leur mémoire, pas d’aide pour les veuves et veufs, les familles, eux aussi victimes de ce carnage sans nom. Pendant que nos dirigeants s’embourbent dans des déclarations et actions régulièrement contradictoires, insensées, ridicules, la France pleure, comme le monde, ses enfants. Silencieusement.

Parler de politique, en cette période, me semble déplacé au regard de la situation sanitaire. Il faut quand même que je vous dise que je m’interroge sur l’intelligence politique française lorsque j’observe que les restaurants, les bars, les discothèques et mille lieux encore sont fermés alors qu’il nous est toujours possible de s’agglutiner dans les transports en commun à condition toutefois de s’être autorisé à sortir en se signant une attestation à soi-même ! Il est mort le bon sens et, avec lui, bien des entrepreneurs qui auront tout perdu jusqu’au désespoir et à l’acte ultime ; le suicide.

Il me serait facile de critiquer les mesures incohérentes prises par l’Etat et son gouvernement, je ne suis pas aux manettes…

La crise économique provoquée par les décisions sanitaires prises est la plus grave depuis l’après-guerre. Beaucoup d’artisans, de commerçants, d’indépendants, d’acteurs de la culture et des arts et bien d’autres encore ne se relèveront pas de la situation subie. Pour un grand nombre d’entre eux il est déjà trop tard et leur entreprise est soit agonisante soit déjà morte. Probablement que nous compterons des centaines de milliers d’emplois en moins et dans tous les cas fortement fragilisés après que la situation soit « sous contrôle ».

Un contrôle espéré par l’arrivée de vaccins dont on espère l’efficacité sur la Covid19. La première vaccination, en France, est attendue le 27 décembre 2020. Si un léger espoir né de l’avancée supposée de la science, dans cette lutte contre l’invisible, il est affligeant voire affolant de constater combien la communauté scientifique est divisée sur le traitement proposé.

Tous les grands éminents chercheurs ont été conviés sur les plateaux de télévision des chaines d’information continue. Ont également été consultées des centaines de personnes incompétentes en matière de santé mais qui avaient un avis sur la question, une certitude ou une critique à formuler. On a tué la science en la divisant et en la discréditant. Aujourd’hui personne ne peut affirmer que le pire est derrière nous. Nous n’avons plus que l’espoir comme horizon et la raison comme seule boussole. C’est bien peu, bien trop peu.

Faut-il pour autant baisser les bras, se laisser-aller et être défaitiste ? Non, je m’y refuse. Je suis de ceux qui regardent la situation en la dépassionnant au maximum. Après l’émotion il convient de retrouver la raison et, sans se soumettre, retrouver la confiance en soi et aux autres.

Il est urgent de se ressaisir, se souvenir que, de tous les temps, les théories du complot ont existé. Revenons à la réalité, tous ensemble. La Covid est bien présente et il sera toujours temps de se poser les questions de savoir d’où elle vient et même si elle est née d’une manipulation génétique ou d’une mutation de virus. Pour faire la lumière là-dessus je compte sur les scientifiques qui sont à la tâche et les rares journalistes d’investigation qui restent.

La pandémie que nous subissons n’est pas la première de l’histoire ni la plus dangereuse. Ce qui en fait un évènement d’une gravité extrême c’est la communication qui l’entoure, on en a fait le point d’actualité principale dans tous les pays et particulièrement sur les continents américain et européen. Je me méfie de ce qui se prépare dans les coulisses politiques bien plus que de la Covid elle-même. La pandémie pourrait être un prétexte pour conditionner les esprits aux diktats gouvernementaux, pour rendre les gens plus manipulables et en tout cas toujours plus corvéables. On peut créer ou détruire bien des choses lorsque les esprits sont détournés et fixés sur sujet unique. Ce n’est pas du complot, c’est de la manipulation de masse.

Chacun, à tous les niveaux de responsabilités, use du détournement d’attention comme le prestidigitateur fait un tour de magie et sort un lapin bien vivant de son chapeau vide. Mais, nous ne sommes pas au spectacle. Il serait présomptueux de dire quelles choses cache la manipulation et même de dire qu’il s’agit d’une volonté du club des puissants de ce monde. Non, les choses sont, à mon sens, bien plus simples que cela. Chaque décideur utilise le sujet sanitaire comme paravent aux mesures qu’individuellement chacun d’entre eux veut faire passer. En cela il n’y a rien de nouveau sous le soleil et la fin du monde n’est pas pour demain. Arrêtons là dans ce raisonnement et arrêtons-nous sur les faits.

Que savons-nous vraiment de la Covid19 ? À en croire les spécialistes ce virus est contagieux. Il toucherait toutes les tranches d’âge avec plus ou moins d’intensité. Les enfants seraient épargnés. Les personnes les plus sévèrement touchées seraient celles ayant des comorbidités ce qui est le cas de beaucoup de personnes d’un âge avancé. La Covid ne tuerait pas, elle accélérerait le décès en diminuant davantage les défenses immunitaires. Protéger et isoler les personnes fragiles semble la priorité des priorités en attendant de trouver le traitement permettant de lutter contre le virus. La vaccination commencera donc par ces gens. Quoi de plus normal en somme ? Pour autant faudra-t-il faire vacciner tout le monde ou presque ? Je ne le pense pas et ne le souhaite pas. Beaucoup de personnes ont la Covid mais peu ont des symptômes de la maladie et continuent de vivre normalement. L’immunité collective doit se faire et si j’écoutais mon intuition je dirais qu’il faut reprendre la vie telle qu’elle était avant, avec le maintien des gestes barrières, la vaccination des plus fragiles d’entre nous et la recherche de l’auto-immunisation des autres personnes. Rappelons que selon les derniers chiffres le taux de mortalité serait de 0,05% des personnes contractant le virus. C’est toujours trop évidemment mais c’est à mettre en perspective avec la peur engendrée et les propos qui laisseraient penser que la mortalité est très élevée. Bien sûr je ne suis pas médecin, pas scientifique et les propos que je tiens n’engagent que moi. Je souhaitais partager ces quelques réflexions avec vous.

Je ne vous ai pas parlé de politique à proprement parler car j’estime que dans une période aussi difficile que celle-ci cela serait déplacé. Sans cesser de s’y intéresser prenons le recul nécessaire vis-à-vis de la politique. La situation est trop anxiogène et je pense que chacun d’entre nous a besoin, avant toute chose, de se retrouver avec lui-même.

En cette fin d’année noire je pense à chaque famille endeuillée, à toutes les personnes qui souffrent de maladie, de la précarité, des injustices sociales et de bien d’autres maux encore.

Je souhaite à chacun d’entrevoir la lumière et de sortir des misères imposées par la vie ou par le peu d’intérêt que l’on nous porte. Ensemble, restons soudés et gardons cette touche d’optimisme qui nous permet de traverser ces immenses épreuves.

Je vous souhaite, au nom de mon équipe, à toutes et à tous une fin d’année plus chaleureuse et moins tourmentée.

Très respectueusement,

Jean-François SOYEZ

Conseiller municipal de Wattrelos

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